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 [T] l'éternité est à porter de main

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song of devotion

Féminin
✘ NÉE LE : 28/04/1993
✘ PSEUDO : moz'art
✘ ICI LE : 14/09/2012
✘ MESSAGES : 326
✘ HOME : vaste
✘ ACTIVITÉS : lecture
✘ HUMEUR : mouais
✘ COM'S : « 'Il est esclave.' Montre-moi qui ne l'est pas : l'un est esclave de ses désirs, l'autre de son avarice, l'autre encore de son ambition, et tous sont esclaves de la peur. »
Sénèque - Lettres à Lucilius, livre V, lettre XLVII
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MessageSujet : [T] l'éternité est à porter de main ~ 24.09.12 4:20

Citation :
Rating : G/K
Genre : Romance ; Drame ; Suicide
Mots : 621
Lançant un regard morne à l’horloge murale du salon, il s’allonge peu après sur son canapé, refoulant furieusement ses souvenirs qui le rendent triste. Il essaye encore et encore, mais les souvenirs affluent à une vitesse vertigineuse et ne s’arrête pas, le rendant encore plus las. Un souvenir après l’autre, l’homme plonge à l’intérieur et vogue entre eux, un souvenir en particulier attire son attention, parce qu’il est doux et terriblement douloureux en même temps.

« C’est vrai que tu m’aimes ? » Fis une voix d’adolescente.
L’homme à qui elle le dit la fixe de son regard gris, roulant mécaniquement un dé entre sa main droite et mettant la gauche dans la poche de son jean, mais il ne dit rien, il continu juste à la fixer et elle commence à s’impatienter, elle ouvre la bouche et répète : « C’est vrai que tu m’aimes ? »
« Non ! » Une douleur sourde s'empare de son cœur, mais il ne doit pas flancher, elle n’as que 15 ans et lui 35 ans. Vingt ans de différence, vingt ans d’inexpérience pour l’adolescente, vingt ans d’expérience pour l’homme…elle pourrait être sa fille et d’ailleurs elles étaient dans la même classe, elles étaient les meilleures amies. Il attrape le visage de la jeune fille de ses mains et lèche les larmes dévalant de ses beaux yeux vert émeraude et avec un doux sourire, il l’embrasse lentement puis la fille lui passe les bras autour du cou et le baiser se fait plus passionné, plus dévorant…il ne peut s’empêcher de se tendre, mais c’est trop tard, le tourbillon de sentiments qui le submerge le laisse pantelant et il ne peut plus s’y soustraire et le veut-il vraiment ? C’est son obsession, sa passion, son envi, son désir. Il lui fait l’amour tendrement, lui enlevant cette innocence qui fait partie d’elle, au milieu de l’immense verdure de sa propriété, là ou sa fille aurait pu les découvrir…mais celle-ci n’était pas là…ils passent toute les vacances ensemble, s’amusant comme des fous, s’aimant comme personne…mais comme toute chose à une fin, les vacances se terminent et les jours heureux aussi ; l’homme convoque la jeune fille dans son bureau et ne cesse de l’admirer, de l’aimer, mais ça doit finir, elle est mineur et a toute la vie devant elle.
« Il faut que ça cesse. Tu es mineur, tu es la meilleure amie de ma fille et ton père est mon ami, de plus je me marie avec ta grande sœur. Je ne suis pas autorisé à t’aimer. Maintenant laisse-moi. » Cracha-t-il froidement même si intérieurement il souffrait atrocement, il la voyait souffrir en se tenant la poitrine en tremblant, elle sort tête basse et se met à courir.
Il se laisse tomber à genoux et sanglote comme un enfant. C’était sa vie, sa chance…mais ce n’était pas le moment opportun, parce qu’ils avaient vingt ans de différence, elle en avait quinze et lui trente-cinq.

Elle s’était tuer le soir même, il avait souffert atrocement et n’avait plus jamais aimé personne, fermant son cœur à tous. Et ce même soir, l’homme était lui aussi mort, peut-être pas en apparence mais il sait qu’au fond de lui, tout ne sera plus jamais pareil, parce qu’il avait goûté au fruit défendu et en avait aimé le contenu.

La porte d’entrée de sa maison sonne, il est 23h30, mais l’homme ne fait pas mine de se lever, pourtant il avait des invités à accueillir…l’homme ne se relèvera plus jamais, mort de chagrin, terrassé par la douleur…il avait 95 ans, il avait vécu sa vie même si rien n’avait plus jamais été pareil sans les beaux yeux vert émeraude.

Maintenant, ils avaient l’éternité pour s’aimer, peu importe la différence d’âge, peu importe les autres…l’éternité leur appartenait.
 

[T] l'éternité est à porter de main

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